La Plume Tagada ~ Index du Forum
La Plume Tagada ~
♕ La Plume Tagada, forum d'écriture ♕
 
La Plume Tagada ~ Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: La Belle aux Yeux de Lune [Roman : romance] ::

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    La Plume Tagada ~ Index du Forum -> Créations Tagada ~~ -> Fictions ~
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Le petit ssaperon rouze
Plume en Herbe

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2017
Messages: 44
Féminin Harry Potter J. K. Rowling Fantastique, Aventure, Fiction

MessagePosté le: Sam 2 Déc - 18:57 (2017)    Sujet du message: La Belle aux Yeux de Lune [Roman : romance] Répondre en citant

Coucou, !
Alors voilà, je viens poster en autre des romans que je suis en train d'écrire, vu que j'ai pas encore écrit le chapitre 4 de La Croqueuse de Ciel ! J'espère que vous aimerez !

Résumé + contexte :
Alix, une jeune fille de seize ans, vit seule avec son père, Victor, depuis la mort de sa mère, quand elle n’avait que six ans. Alors qu’elle mène une existence monotone, dans laquelle il ne se passe jamais rien d’extraordinaire, l’amour va croiser son chemin et bouleverser son quotidien, l’élu de son coeur ne correspondant pas à l’idée que l’on se fait de l’amoureux d’une jeune femme de seize ans encore lycéenne.

Ce n'est pas un roman d'aventure, d'action ou fantastique, donc non, il n'y a pas d'action à tire-larigot. Surtout dans les cinq premiers chapitres, qui prennent bien le temps de poser l'intrigue, les personnage, les lieux, etc. Et bien sûr, le résumé qui précède n'est pas "officiel", il sert juste à donner une idée du contenu de l'histoire, pour que vous puissiez choisir de la lire ou non.

Voici donc le premier chapitre !

Comme tous les matins, Victor, un chef d’entreprise de trente-trois ans, se réveille, dans un quartier résidentiel paisible dans lequel il ne se passe jamais rien d’extraordinaire. Pas un jour ne passe sans que, vers cinq heures du matin, il ne se réveille pas en sueur, ses bras cherchant du réconfort dans ceux de sa femme, et qu’il ne se rendorme, les larmes aux yeux, en réalisant qu’il ne pourra jamais plus la serrer tout contre lui. Pas un jour ne passe sans que, les yeux collés par les larmes qu’il a versées dans son sommeil et les cheveux en bataille, il ne se dirige vers la cuisine, à tâtons et en traînant des pieds, l’une de ses mains passant dans son cuir chevelu, dans un geste désespéré pour être présentable avant même d’avoir bu son café, la seconde réajustant son caleçon rapiécé et troué en plusieurs endroits.
Encore distrait par les rêves qui ont rempli sa nuit et dans lesquels il menait une petite existence parfait, pimentée par les éclats de rire des deux soleils de sa vie, il active la cafetière en baillant, manquant de sursauter lorsque celle-ci se déclenche et rompt le silence pour préparer ce qu’il aime appeler son Ambroisie personnelle, liqueur des dieux par excellence. Sans même s’intéresser à ce qu’il fait, il sort un bol et le pose sur la table, refermant le placard à vaisselle avec son postérieur. Il ouvre un second placard et y prend une boîte de miel pop’s, ses céréales préférées, en souriant : sa femme se moquait tendrement de lui en le traitant de grand enfant, quand, chaque matin, elle le voyait manger le contenu de son bol, les yeux fixés sur les énigmes à résoudre au dos de la boîte en carton et elle riant aux éclats lorsqu’il se mettait à la recherche du jouet qui était caché à l’intérieur. Il s’assoit, et ses yeux se posent sur le journal de la veille, qu’il n’a pas encore lu, laissant toujours à sa fille le plaisir de le lire en premier, avant de partir pour le lycée. Alors qu’il s’apprête à ouvrir le paquet de céréales, la cafetière l’avertit que son café est prêt. Il soupire : il n’a sorti qu’un bol ! De nouveau, il tend un bras mollasson vers le placard à vaisselle, se disant, comme chaque matin, que c’est une journée de travail qui s’annonce longue et rude qui l’attend, et qu’elle risque de l’être encore plus si son petit déjeuner ne se déroule pas à la perfection, lui procurant un sentiment de frustration qui ne le quittera pas avant de nombreuses heures à ruminer et passer ses nerfs sur ses employés.
Cette simple pensée lui fait l’effet d’un seau d’eau en pleine figure. Ses yeux s’ouvrent enfin complètement, effaçant les dernières traces d’un sommeil profond dont il aurait aimé ne pas sortir aussi tôt pour profiter le plus longtemps possible de la vie de rêve qu’il s’était forgée en songe. Il esquisse un sourire alors que son regard se pose sur le bol que sa fille, Alix, lui a fait de ses propres mains, pour la fête des pères, alors qu’elle n’avait que six ans. Elle en a seize, maintenant : dix longues années se sont écoulées et de l’eau a coulé sous les ponts, mais elle sera toujours son merveilleux petit bébé potelé et aux joues roses promettant qu’il est plein de vie et en bonne santé.
Il la revoit, comme si c’était hier, lui sauter au cou en criant “Papa ! Papa !”, ses boucles d’or bondissant autour d’elle et la faisant ressembler à un soleil. Il la revoit, comme si c’était hier, le couvrir de baisers baveux en riant parce qu’il pique à cause de sa barbe. Il la revoit, comme si c’était hier, se séparer de lui, magnifique dans sa robe à volants bleu ciel pailletée d’or, et se précipiter sur son cartable jaune et noir 101 dalmatiens, pour en sortir, trépignant à la fois d’impatience, d’excitation et de bonheur, le paquet contenant le bol qu’elle a fait elle-même avec l’aide de sa nourrice. Il la revoit, comme si c’était hier, se redresser, et, avec beaucoup de grâce dans ses gestes, mais tirant la langue de concentration, se diriger lentement vers lui, tenant le paquet comme s’il s’était agi du Calice ou de la Boîte de Pandore.
Penser à sa fille vient illuminer sa journée, et c’est avec un enthousiasme aussi soudain que vivifiant que, comme tous les matins, il prend le bol en question et le pose sur la table. Puis il avance jusqu’à la machine à café, qui continue de le rappeler à l’ordre.
C’est bon, c’est bon, j’arrive, marmonne-t-il, la bouche encore un peu pâteuse.
Il remplit le premier bol de café et, comme tous les matins depuis de nombreuses années, se brûle en le faisant déborder au moment de touiller le sucre avec sa cuiller.
Il souffle légèrement à l’endroit de sa brûlure, où une marque rouge commence déjà à apparaître, dans une tentative désespérée de soulager la douleur. Simultanément, il lève les yeux au ciel en se disant que, lorsqu’elle serait réveillée, Alix, tout en levant les yeux au ciel, comme lui en cet instant, lui dirait, avec une tendresse infinie “C’est toujours la même chose, avec toi !”.
Un sourire désormais resplendissant sur le visage, il incline la boîte de céréales au-dessus de son deuxième bol. Rien ne sort. Il fait la moue et soupire à nouveau en se tapant le front de la paume de la main : il a, une fois de plus, oublié de “faire le plein”, comme ils ont l’habitude de dire dans le langage qu’ils se sont créé avec Alix. Sans avoir pris la peine de se rasseoir, il s’empresse de boire son café : il a hâte de voir le soleil de sa vie ouvrir les yeux sur lui et esquisser un sourire apaisé, comme si aucun malheur ne pouvait jamais lui arriver parce qu’il est à ses côtés.
Il entre enfin, sur la pointe des pieds, dans la chambre d’Alix, qu’il ne peut s’empêcher d’appeler sa princesse, malgré ses protestations. Il s’agenouille près du lit, de manière à ce que son visage se retrouve à quelques centimètres de celui de sa fille. Avec une douceur infinie, il l’embrasse à plusieurs reprises en lui murmurant des mots d’amour, sa main caressant ses cheveux, comme il le faisait avec sa femme quand elle était encore en vie.
Dans la semi obscurité, les yeux d’Alix s’ouvrent et se posent sur lui : c’est comme si le soleil était entré dans la pièce, alors qu’elle ne fait pas encore jour. Il sourit, les larmes aux yeux, émerveillé par le spectacle qui se déroule sous ses yeux. Comme dans un jeu de miroir, elle lui renvoie exactement le même sourire.
Et comme tous les matins, il se laisse submerger par ses émotions : il ressent un immense bonheur d’être toujours la première personne de la journée sur laquelle Alix pose son regard, et il ne peut jamais s’empêcher de penser que Mélina, sa défunte épouse, serait extrêmement fière de la merveille aux boucles d’or qu’est devenue leur fille.
Bonjour, ma princesse, murmure-t-il, la voix tremblante d’émotion.
Sa fille est vraiment magnifique et, plus elle grandit et plus elle ressemble à sa mère, rivalisant de beauté et de grâce avec elle.
Comme tous les matins, Alix se serre contre son torse et souffle en réponse :
Je t’aime…
Avec le moment du coucher, c’est la seule fois où elle tolère qu’il l’appelle sa princesse. Et chaque fois, il aimerait que leur étreinte dure une éternité. Mais, toujours, le ventre d’Alix proteste en grondant, alors qu’ils pensaient avoir atteint le Nirvana.
Le rire d’Alix, mélodieux et semblant porter en lui tous les mystères de l’Univers, résonne à leurs oreilles. Victor prend alors son visage entre ses mains, plonge son regard dans le sien puis l’embrasse sur le front en fermant les yeux. Il est temps pour Alix de se lever, car le monde lui ouvre les bras et le soleil n’attend qu’elle pour se lever lui aussi.
D’un pas lent, déçus que ce moment de béatitude soit terminé, ils se dirigent vers la cuisine. Alors que Victor récupère le journal du matin, Alix, faussement exaspérée, les mains sur les hanches, s’exclame, comme il l’avait prédit plus tôt :
C’est toujours la même chose, avec toi !
Elle lui fait un clin d’oeil, amusée. Elle vient de voir qu’il a renversé du café partout et a, selon toute vraisemblance, encore oublié de “faire le plein”. Comme il l’avait imaginé, elle lève les yeux au ciel et, faussement résignée, se sert un verre de jus d’orange sans pulpe. Petite fleur fragile et délicate, elle a besoin de douceur alors que la pulpe donne trop d’acidité au jus d’orange. Sur ce point, elle est également le portrait craché de sa mère, délicate mais enthousiaste, refusant de penser que le malheur et la cruauté existent.
En fredonnant, elle ouvre le réfrigérateur et en sort une île flottante et un yaourt à la pêche. Elle referme la porte et tend l’île flottante à son père. Contrairement à lui, qui est debout, accoudé au plan de travail, à côté de la cafetière, elle prend le temps de s’asseoir à table. Elle sourit jusqu’aux oreilles et le regarde avec des yeux de biche. Leur relation étant fusionnelle et rien ne venant jamais bousculer la routine de leur quotidien, il comprend immédiatement : elle a oublié de prendre une petite cuiller et n’a pas du tout envie de se relever. C’est à son tour de lever les yeux au ciel et d’être faussement agacé. Il s’exécute malgré tout, la mine amusée.
Voilà pour ma princesse ! s’exclame-t-il en appuyant sur le mot « princesse », d’humeur taquine.
Merci… répond-elle en lui lançant un regard noir, alors que son sourire resplendissant prouve qu’elle chérit ses moments de complicité avec son père.
Comme tous les matins, Victor est bien plus fasciné par sa fille que par son île flottante. Immanquablement, il finit toujours par en faire tomber les trois quarts sur les poils de son torse ou sur son caleçon. Ni lui ni Alix n’y font attention et, les yeux fixés sur le soleil de sa vie, il engage la conversation, alors qu’elle commence à feuilleter le journal du jour.
Le reste du petit déjeuner se déroule dans la bonne humeur, ni Victor ni Alix n’imaginent un seul instant que leur vie est sur le point de changer du tout au tout et que tout ce qu’ils ont connu auparavant va partir en éclats et ne sera plus qu’un lointain souvenir…

Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 2 Déc - 18:57 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    La Plume Tagada ~ Index du Forum -> Créations Tagada ~~ -> Fictions ~ Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Texno x0.3 © theme by Larme D'Ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com